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Une analyse chimique de ce liquide précieux révèle principalement la présence de : Bicarbonates, Sulfates, Chlorures, Nitrates, Calcium, Magnésium, Sodium, et Potassium. Ces divers éléments constitutifs sont pour la plupart nécessaires à une eau équilibrée. Dans ces éléments, c’est le bicarbonate qui concerne étroitement notre problème. Dans une eau, comme dans le cas général des eaux dures à caractère bicarbonaté, il existe une possibilité d’entartrage c’est à dire de formation d’incrustations dures et adhérentes par suite de précipitation de carbonate de calcium insoluble par décomposition du bicarbonate de calcium. Cette réaction correspond à un équilibre qui peut être atteint ou non en fonction de la concentration en gaz carbonique de l’eau et de sa concentration en calcium. Ce point d’équilibre produisant le néfaste CaCO pour nos tuyauteries est valable aussi en fonction de la température de l’eau. Cela vous le saviez déjà, le meilleur témoin étant la fameuse casserole. Les solutions pour modifier ce point d’équilibre sont donc diverses. La plus ancienne consiste à bloquer physiquement les éléments fautifs ou à modifier leur consistance chimique. C’est le principe utilisé par ce que l’on appelle les adoucisseurs d’eau, dont les éléments filtrants doivent être périodiquement remplacés pour assurer un fonctionnement correct. Après un tel appareil, le contact de l’eau est totalement différent. Le caractère de ‘’ dureté ‘’ sensible au contact de la peau est très perceptiblement atténué. Par contre cette eau modifiée chimiquement n’est plus destinée à être consommée sous forme de boisson. La seconde solution, celle qui nous intéresse, consiste à soumettre l’eau entrante à un champ électrique variable. Cette procédure, de toute évidence, ne pourra pas modifier la composition de l’eau, et laisse donc ainsi présent tous les éléments minéraux contenus. Si l’analyse chimique d’une eau traitée de cette façon ne montre que peu de modifications, l’observation microscopique des dépôts formés montre qu’en fait ce traitement entraîne une modification importante des cristaux de carbonate de calcium. Si dans une eau non traitée, le tartre se trouve précipité sous la forme de cristaux en aiguille, après un tel traitement, les cristaux se présentent sous la forme de particules ayant une géométrie mal définie, d’aspect vitreux. En poussant plus loin l’analyse de ces cristaux (diffraction aux rayons X ), on s’est aperçu que les cristaux non traités s’apparentaient fortement à du calcite tandis que l’eau traitée produisait une structure proche de l’aragonite. Si ces deux constituants sont deux formes différentes du carbonate de calcium cristallisé (calcaire), la seconde possède un avantage indéniable de comportement d’adhérence moindre Pour terminer avec la chimie et la physique, un constat plus que positif se dégage sur l’efficacité d’un tel appareil quant à l’adhérence réelle du tartre. Cette modification cristalline est d’autant plus marquée, que l’amplitude du champ électrique est importante ainsi qu’en fonction de la fréquence du signal appliqué.
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